_ " Tout son équilibre était là aujourd'hui. Ni devant, ni derrière mais là. Juste là. Tous, et sans en être aussi conscient pensaient exactement la même chose : nous tous, ici, maintenant, affamés, ensemble, et que vogue la galère."_

__ Je pourrais écrire des pages et des pages sur ce que je ressens pour Elles*, sur ce qu'on a vécu ou sur ce qu'on s'est promis. Je pourrais mettre pleins de mots bouts à bouts pour faire des phrases qui raconteraient une histoire. Notre histoire. Le truc, c'est que je n'aime pas raconter cette histoire. Cette histoire elle nous appartient et la raconter ça voudrait dire la partager et je suis désolée mais je ne peux pas. Je les aime beaucoup trop pour pouvoir les partager. Et puis à quoi ça servirait de la raconter ? Hein ? Elles* la connaissent déjà, on en écrit une page chaque jour, on la vit cette histoire, on en est les héroïnes alors pourquoi la raconter ?Pour vous ? Avouez-le, vous vous en fichez et quand bien même,on vous la joue chaque jour cette histoire. Puis que vous sachiez tout ou presque tout, ou rien pour moi ça n'a pas grande importance, quand je me retourne c'est Elles* que je vois derrière pour me soutenir ou devant pour m'éclairer et s'assurer que tous les pas que je fais seront sûrs. Je dirais juste que notre amitié est comme une chanson: Immortelle.


, Cl, I, P, W
Aujourd'hui, la question ne se pose même plus.
(L'

Dans le fond, rien ne change vraiment. Tout est pareil. Comme au bon vieux temps. A mes côtés pour toute une vie. Mes béquilles, mes points de suspension. Mes amours.

# Posté le mardi 28 octobre 2008 18:23

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 17:24

. And you're singing the songs Thinking this is the life And you wake up in the morning and you're head feels twice the size Where you gonna go? Where you gonna go? Where you gonna sleep tonight? .

__C'est un fait, les choses sont comme elles sont et rien n'en sera jamais autrement. J'aurais beau vouloir, attendre, espérer, le souhaiter très fort, le hurler et même réécrire ma vie: Rien ne changera. Je serais toujours Mlle S. 17 ans terminale L, animée par les mêmes peurs, les mêmes regret le même manque de confiance en elle et son putain de complexe d'infériorité. Je serais moi, une pâle réplique, une copie de ce qui a déjà existé et qui renaîtrais là comme ça sans aucune bonne raison juste pour le plaisir de renaître. Trop instable, une antithèse vivante je le sais. Ma mère a oublié de cocher l'option à ma naissance... Y en a plusieurs qu'elle a oublié de cocher d'ailleurs. Mais si j'avais la possibilité de renaître, je crois que je ferais tout pour avoir un don, du moins j'essaierai de m'en trouver un. C'est vrai que j'aimerai avoir un don, savoir jouer d'un instrument de musique par exemple ou dessiner, danser ou chanter... A part ça, je crois que je revivrais les mêmes choses, je serais toujours la même histoire: celle d'une fille qui ne sait plus très bien où aller, qui veut tout est son contraire... Je l'ai déjà dit je suis une antithèse vivante, l'incarnation même du principe du "Je veux... puis non je veux plus rho tout compte fait je veux et puis non tant pis...". Le fait est que je suis coincée. J'aime pas ne pas pouvoir contrôler ce qui m'arrive, ne pas pouvoir prédire l'avenir, ne pas maîtriser ce qui se passe. J'aurai beau imaginer, tout sera pareil. Rien ne changera. Je pourrais tout essayer Monsieur R. m'abandonnera au bout de 9 ans de chemin main dans la main en me donnant ce même prétexte bidon. Mon père se laissera bouffer et mes parents divorceront... il sera toujours le même homme et à ses yeux je ne serais qu'une miette... Une miette de lui, une miette d'un amour qui a existé mais qu'il a détruit. De la même manière Monsieur K. déménagera loin, très loin, tout en bas et me laissera les sentiments ballants, les mains dans les poches, les yeux humides. J'aurais immanquablement la même vie. Madame P. sera toujours loin de moi. Monsieur A. changera tout de même de lycée et Madame S. en fera autant. C'est l'histoire de ma vie... Une incontournable suite d'abandons. Je connais, j'aime, je m'accroche, on est deux, on est fort... Le temps passe je suis seule, je suis faible. C'est un peu ça être moi en ce moment, c'est être au pied du mur. Ne pas savoir comment ni vers où mais être obligé de bouger... Se dire qu'on a le temps, manquer de temps et faire un choix de manière précipitée. Se dire que de toute manière un jour je serais quelque chose... Advienne que pourra. Peut-être qu'un jour je trinquerais aux regrets, je ferais peut être des lambeaux de mon histoire mais pour l'instant... Le futur m'effraie de plus en plus.

# Posté le samedi 29 novembre 2008 13:58

Modifié le jeudi 16 avril 2009 10:10

For the last time. Je ne suis pas de celles dont on tombe fou amoureux, une particule insaisissable... .

__ Nous n'avons aucun souvenirs. Rien.
Je crois même que c'est ce qui me fait le plus mal. Pas que tu m'ais laissé non, ça c'est autre chose, mais le fait qu'on ait rien partagé. Pas de photos, pas de fous rires ou de regards complices. On ne se connaissait même pas. Nous n'avions aucune habitudes, même pas de pensées ou de petits noms. Rien. Avec elle c'est autre chose pas vrai ? Je suis sûre que tu te surprends à renifler son parfum, caresser ses cheveux, repenser à son rire. Je parie même que tu peux prédire ce qu'elle va dire ou faire. C'est triste pas vrai ? Rien ne nous unit, on ne partage rien, on ne s'apportait rien. Elle et toi je parie que vous avez une chanson, un film, une odeur, quelque chose qui vous rapelle l'un à l'autre. Une phrase fétiche ? Un livre ou je ne sais quoi. Nous, nous n'avions rien de tout ça. C'est un peu comme si nous n'avions jamais existé, comme si nous c'était une farce pour faire enrager les gens, pour mettre un nom sur ce qu'on ne connaîtra jamais, pour faire comme tout le monde, faire comme si... Le genre de choses qui ne sert à rien mais on le fait quand même. Le pire c'est que ce n'est pas à contrecoeur, c'est plaisant de faire semblant d'aimer, de faire semblant de croire qu'on est aimé tu ne trouves pas ? Mais avec elle c'est différent tu me diras... Tu me diras qu'elle t'apporte ce que personne ne t'as jamais apporté, qu'elle est celle dont tu as besoin. C'est triste non ? Se dire que finalement on était rien d'autres qu'une distraction. A la différence des autres nous n'avions rien, c'était plat, une pâle copie d'amour, un pastiche, une imposture, une imitation râtée de deux êtres qui s'aiment. Au lieu de marcher à tâtons, nous marchions dans le brouillard, dans un espèce de désert infini, alors on sauvait les apparences mais en fait on s'en foutait royalement. Tu voulais jouer le fort, le patient, le héros et moi celle qui hésite, qui ne sait pas, qui a peur. J'étais dans le vrai, j'hésitais, je ne savais pas, j'avais peur mais surtout ce que je redoutais c'était d'en arriver là. Elle est différente hein ? Elle sait déjà que c'est avec toi qu'elle veut finir ses jours. Je vous imagine avec des projets, ces projets que nous n'avons jamais eu. C'est vrai, nous n'avons jamais pensé à "nous" quelques mois plus tard, quelques années plus tards, on n'avait pas d'espoir. Peut être qu'on était trop désillusionnés ? C'est tellement factice l'amour, mais elle est différente pas vrai ? Elle y croit à cette passion éternelle, celle qui dévaste. Nous n'avions pas les mains moites, les jambes tremblantes ou un brasier au fond des tripes. On ne se faisait rien, aucun effet, du marbre. Elle c'est autre chose, elle ne jure que par toi, tu n'as d'yeux que pour elle, elle t'obsède, te hante, te manque. Ce n'est pas de la jalousie, détrompe toi. C'est simplement du regret. Je ne veux pas être à sa place, si j'avais pu oui pourquoi pas mais là je ne la veux pas, je ne l'envie pas. Je me dis simplement " Si j'avais su...". Malheureusement, c'est autrement. Ce que je regrette le plus ce n'est pas toi ou ton parfum, je l'ai dit plus haut, on ne se faisait rien, aucun effet, pas de brasier, non, ce que je regrette c'est ce que nous aurions pu être, enfin non je suis égoïste, ce que je regrette c'est l'amoureuse que j'aurais pu être. Qui sait ? J'auais peut être été une de ses filles dont je me moque, de celles qui aiment éperduemment, mièvre, à la voix niaise et mieleuse... J'aurais peut être été autrement. J'en sais rien. Je sais juste qu'on était rien l'un pour l'autre. Même pas un passe temps, RIEN. En fait toi et moi, on a jamais existé.

# Posté le mardi 21 avril 2009 19:27

Modifié le jeudi 23 avril 2009 12:34

.La plus perdue de toutes les journées est celle où l'on n'a pas ri. .

.La plus perdue de toutes les journées est celle où l'on n'a pas ri.  .



Rire aux éclats.

# Posté le dimanche 17 mai 2009 15:46