_ Tout est éphémère. Le temps nous détruit. Rien n'est sûr, vrai, définitif . Tout est inconstant. La vie n'est qu'un songe. Rêve ou cauchemar évéillé. Tout est irréel. Illusoire . Sauf Elles et moi ça c'est bien réel. Et il y a ce sentiment aussi. Lui, il existe, je le ressens et il me fait mal. Paraît même que j'en guérirai jamais totalement ... Et même si à tout hasard ça m'arrivait, je ne voudrais pas....

_  Tout est éphémère. Le temps nous détruit. Rien n'est sûr, vrai, définitif . Tout est inconstant. La vie n'est qu'un songe. Rêve ou cauchemar évéillé. Tout est irréel. Illusoire . Sauf Elles et moi ça c'est bien réel. Et il y a ce sentiment aussi. Lui, il existe, je le ressens et il me fait mal. Paraît même que j'en guérirai jamais totalement ... Et même si à tout hasard ça m'arrivait, je ne voudrais pas....
__Je m'apelle S. S. R. 17 ans, en terminale littéraire. Je suis le genre de fille qui rit de tout, qui fait comme si elle ne se souciait de rien. J'ai appris à ne pas prêter attention au regard des gens, ils pensent ce qu'ils veulent du moment qu'ils me fichent la paix. Un passé assez tumultueux sur lequel je ne m'attarderai pas, a fait que je m'affirme de plus en plus chaque jour et que je suis extrêmement fière de ce que je suis aujourd'hui. Un peu méchante sur les bords, j'ai une fâcheuse tendance à avoir la langue bien pendue, à dire tout haut ce que les tout le monde pense tout bas, à m'emporter pour la moindre contrariété. Je doute beaucoup, de tout, je vois le vice en tout, partout, tout le temps et lorsque que quelque chose de nouveau se présente à moi, que je dois prendre une décision il peut m'arriver de foncer tête baissée, comme ça. Agir d'instinct quitte à le regretter plus tard. La plupart du temps, je réfléchis. Je réfléchis beaucoup, peut-être même trop. Mais je n'y peux rien je vois le vice en tout, partout. Je me pose beaucoup de questions, je me projette dans l'avenir j'imagine ce qu'il pourrait se passer, tout ça dans la perspective de ne pas souffrir encore. A défaut de souffrir, je fais souffrir les gens ils m'attendent, espèrent et moi je fuis. Fuir. Une des choses que je sais le mieux faire. Lorsque j'ai peur ou que je doute, je fuis. Pourquoi ? Parce que j'ai peur. La peur, l'instabilité, deux sentiments qui m'animent le plus. J'ai peur de plusieurs choses comme tout le monde je présume c'est anodin d'avoir peur. J'ai toujours besoin de bouger, de sentir qu'il y a du nouveau, de recommencement. J'ai aussi besoin de sentir que je suis aimée, de sentir que j'ai des personnes auxquels me raccrocher, qui me relèveront en cas de chute. Aujourd'hui je ne doute plus de ça, la question est réglée: je sais exactement qui répond présent, tout le temps, pour tout, pour rien, n'importe quand. J'ai cependant toujours eu trop de pudeur pour faire sortir ces mots qui me râpent les lèvres, me les brûlent. Je me sens nue, idiote. Pour moi c'est comme une évidence. Je me sens incapable d'aimer un garçon. Je sais d'où ça vient, ça fait mal, le tout, le rien, l'amour. C'est beau mais je ne sais pas aimer. Ce n'est pas fait pour moi. Trop instable, trop naïve, je ne sais pas faire la différence entre mes sentiments, ce que je ressens. Je n'en sais rien. Je pense qu'en vérité je le sais mais j'ose pas me l'avouer, parce que me l'avouer conduirait à m'engager et... Oui, j'ai encore une fois peur de souffrir alors je réfléchis encore et encore et toujours. J'ai conscience que ce n'est pas bon, qu'il se lassera mais c'est plus fort que moi, je préfère me protéger. Et je dois bien avouer que pour le moment je ne ressens pas un besoin flagrant d'avoir quelqu'un. Je dirais même que je m'en contrefiche et ce depuis le jour où j'ai reconnu les bienfaits de l'amitié. Tant qu'[Ils] m'aiment, le reste n'est pas vraiment important. J'accorde de l'importance à la moindre petite chose qui me rappelle quelqu'un, un moment, des paroles. Je garde tout, des tickets de caisse, billets d'avion, photos, papier déchirés ou griffonnés en cours, des post-it, des dessins, des lettres... Tout. Je rattache ça à mon envie de rester adolescente toute ma vie, à ma peur de grandir. Une vraie trouillarde j'en ai conscience. J'ai des qualités, des défauts mais je pense être une fille bien, du moins je m'efforce de l'être. Comme la plupart des gens, j'ai des rêves où plutôt des objectifs. Je n'aime pas trop ce terme de rêve pour des choses qui en vérité ne sont pas inaccessibles même si un rêve en soi, c'est pas quelque chose de fantastique. Le mot objectif me paraît plus approprié. Les beaux textes me fascinent. Je parle beaucoup, tout le temps, de tout, de rien mais ça je pense que ça saute aux yeux.

Saramicalement vôtre...


Pix' by Heidi Slimane



# Posté le vendredi 08 août 2008 13:25
Modifié le jeudi 16 avril 2009 10:16

...

Éternelle insatisfaite.
# Posté le dimanche 10 août 2008 08:59

_ He walks away, the sun goes down... He takes the day but I'm grown... .

" Sara ?"
" Oui ?!"

_Je me suis retournée, j'ai cherché derrière moi, personne. Je tourne la tête, je le vois, c'est lui. Sa chevelure poivre et sel, sa silhouette amaigrie, ses joues un peu creusées une allure d'homme fatigué. Ce que j'ai ressentis à ce moment là c'est quelque chose d'inexplicable. Tiraillée entre l'envie de courir dans ses bras le temps d'une étreinte et l'envie de courir à toute vitesse. Partir me cacher loin, très loin, là où il ne pourrait plus jamais m'atteindre. Il s'est avancé, il a parlé. Non il n'a pas dit que je lui manquais ou qu'il m'aimait ou quoique ce soit qui puisse faire un naître en moi un sentiment de regret, de culpabilité. Quelque chose qui me fasse comprendre que j'avais peut-être encore besoin de lui. Il s'en est tenu à son habituel " Ca va", m'a serré dans ses bras. Je l'ai senti. La première fois depuis à peu près un an. Je suis restée les mains dans les poches, les yeux baissés, je me suis laissée faire, je l'ai laissé parlé. Depuis un moment déjà je ne sais pas pourquoi je ressentais comme un besoin de le serrer dans mes bras, je ne voulais pas lui parler ni l'entendre. Rien. Juste le serrer. Mais il a parlé, il y avait du monde autour, beaucoup de monde. Je me suis laissée faire. Je l'ai interprété comme un signe de faiblesse. J'aurais du reconnaître sa voix, j'aurais du lutter, j'aurais du lui dire que pour moi c'était définitivement terminé et que si un jour je voulais le voir ou lui parler, je savais où le trouver. Mais je n'ai rien fait. Je me suis laissé étreindre. Oh non, ce n'était pas une étreinte de celle qu'on oubliera jamais, une étreinte qui ressource, qui fait du bien. C'était plutôt comme une fatalité. Un geste qu'il ne pouvait s'empêcher de faire pour me prouver qu'il n'était pas si mauvais que je le pensais. Cela ressemblait fortement à une habitude, quelque chose de machinal que l'on fait sans réfléchir mais là ça l'était. Oui s'était réfléchis, j'irais même jusqu'à dire que sa joie de me revoir était surjouée. En vérité, il s'en contrefiche. Il ne l'a pas fait pour l'envie de me revoir, de me serrer de me sentir. Non plutôt par crainte que je le vois passer à côté de moi et que je le regarde s'éloigner sans même qu'il soit venu me voir. Oui c'était surjoué, je le ressentais. Peut-être même l'a t-il fait pour me dire " Tu vois je ne suis pas comme toi, moi, je viens te voir lorsque je te croise. Tu ne peux pas m'effacer. " Lorsqu'il a vu que je réagissais pas, que j'avais compris, il est parti et comme à chaque fois, je me suis retournée pour le regarder s'éloigner avec l'espoir que ça serait la dernière fois que je le regarderai partir et que la prochaine fois ça serait son tour. Malgré ça, je n'ai pu m'empêcher de ressentir sa présence. Comme si il me suivait de loin, me regardait. je pense qu'en fait, c'est seulement une façon pour moi de me prouver que je ne suis pas rien à ses yeux. Et pourtant... Il ne s'est jamais vraiment intéressé à moi, j'étais pour ainsi dire le cadet de ses soucis même si on a eu nos moments. Rares certes mais ils ont bel et bien existé. Des actes banals, des souvenirs de gamines mais des souvenirs quand même. D'aussi loin que remonte mes souvenirs, nos bons moments s'arrêtaient aux châteaux de légo qu'il construisait dans ma chambre, à la chanson qu'il me chantait, notre chanson et à la fois ou j'ai fais pipi dans la voiture. Je n'ai jamais réussi à attirer son attention, il n'a jamais posé sur moi ce regard que j'aurai aimé qu'il pose. Ce regard qui dit tout. Je n'ai jamais réussi à le faire rire comme eux le faisaient rire. Je pense qu'avec moi, qu'avec nous, il n'a jamais été heureux. Oh il ne l'est pas plus aujourd'hui je dois bien l'avouer. Je pensais qu'il aurait mal mais non. Aujourd'hui il regrette. Il avait tout et n'a plus rien ou plus grands chose. Il s'est donné un jour à elle et depuis, elle ne fait que de le bouffer chaque jour un peu plus. J'aurais aimé pouvoir me raccrocher à lui mais ça n'est pas le cas. Je dirais simplement que c'est tant pis pour lui. Oui, pour lui. Il a fait son choix, c'est douloureux au début mais je ferme la cicatrice petit à petit. Aujourd'hui, je suis pratiquement rafistolée. Il m'aura rendue plus forte, plus fière, plus heureuse, plus déterminée et ça, c'est LA seule chose que je retiens.

Tu.sais, desfois, .j'ai peur du noir et là comme ça,. je .fais ma grande, mais en vérité,.j'ai besoin de toi.
J'en ai marre de lutter contre cette douleur cinglante qui s'accroche à .mes. tripes...
...De .te.haïr alors que je.devrais t'aimer... Mais ça ne change rien.

Je.te.hais,.parce que pour le moment, c'est tout ce que .je. peux t'offrir.

# Posté le dimanche 10 août 2008 11:11
Modifié le jeudi 16 avril 2009 10:09

. Give me a reason to be a woman .

__ J'ai eu comme qui dirait une petite panne d'inspiration et bizarrement il a suffit que je lise son pseudo, que l'on échange quelque mots pour que tout d'un coup tout me semble plus clair, limpide. Oui, j'ai eu comme qui dirait une panne d'inspiration. C'était pas bien grave en soi c'était simplement que je n'avais rien à raconter ou du moins rien qui ne vaille la peine d'être raconter. Là c'est différent, j'ai plein de choses à dire mais je ne veux pas les dire. J'ai eu comme qui dirait cette panne d'inspiration et j'ai lu son pseudo... Il parlait d'amour. Oh je ne sais pas si c'était l'amour le vrai, celui qui prend dans les tripes, qui nous met le feu au ventre... Sans vous mentir je ne sais pas je sais juste qu'il parlait d'amour. Il disait que " Les adieux sont toujours difficiles, encore plus quand on est amoureux" et j'ai simplement répondu que c'est dur d'aimer. Ouais, c'est dur d'aimer parce qu'aimer c'est se donner, s'accrocher mais qu'a notre âge c'est pas éternel alors aimer ça veut dire se séparer, ça veut dire souffrir... Alors c'est dur d'aimer parce qu'on sait comment ça va se terminer et qu'on ne veut pas être anéantie. J'ai eu comme qui dirait une panne d'inspiration. Le genre de panne d'inspiration qui nous prouve qu'on est je ne dirais pas normal mais plutôt... commun. Y a autre chose qui est difficile à faire. C'est grandir. J'ai bientôt 17 ans, des questions plein la tête, une vie plaisante, des amis et des doutes. Enormément de doute. Cette année je passe mon Bac. D'autres l'ont passés avant moi, certains l'ont réussis, d'autres ont échoué et pourtant j'ai cette constante impression que ce n'est pas fait pour moi, que je vais me planter. Je ne me sens pas à l'aise, je ne saurais dire pourquoi. Pour le moment c'est comme ça. Je me vois continuer comme aujourd'hui pendant des années encore et pourtant... Ouais, dans 10 ans je me voix entourée du même petit groupe, avec des envies différentes certes mais toujours la même façon de... rho et puis peu importe tant qu'ils seront là. Je parle beaucoup pas vraie ? et je n'ai pas grands chose à dire dans le fond je parlais d'amour et je parle du Bac... ça fait un peu brouillon, mais c'est bon hein ?! C'est bon d'écrire ce qui nous passe par la tête comme ça, on se rend compte qu'elle n'est pas si vide qu'on le pense. Oui j'avais une panne d'inspiration et pour tout vous avouer elle n'est pas encore comment dire "réparée" la preuve je parle de tout, de rien... Dans ma tête ça tourne et ça retourne puis ça s'arrête et ça reprend encore et encore... La même balai qui se répète indéfiniment. Lui, il me comprend, il est passé par là déjà et pour ne pas vous mentir ça fait du bien. En fait je vais bien, j'ai juste l'esprit un peu occupé, pollué par plein de choses qui servent à rien des choses que j'arrive pas à enlever. Je vais bien, très bien même, j'ai tout ce qu'il me faut autour de moi... Je vais bien. Je sais qu'à trop le répéter, on se fait repérer et tout le monde comprend qu'on ne fait que sauver les apparences mais non ça va. Je pense que je vais m'arrêter là, oui je pense que c'est mieux que la fin de l'article se situe ici. En tout cas il me comprend et ça pour tout vous avouer... C'est bon !



Le temps me file entre les doigts. J'en voudrais plus. Encore et toujours plus.

# Posté le vendredi 12 septembre 2008 16:14
Modifié le jeudi 16 avril 2009 10:09

. Don't look back in anger. .


« Okay, je te le prête mais à une condition, tu dois me promettre d'y faire attention. Tout compte fait, ne me le promets pas, les promesses c'est comme les résolutions, on ne les tient jamais. Nan, tu dois t'efforcer d'y faire attention, je te demande juste d'en prendre soin. Tiens le voilà, prends-le! Pose le délicatement entre tes doigts et serre-le. Il faut que tu le serres assez fort pour qu'il ne t'échappe pas, mais pas trop pour ne pas l'étouffer. Si tu sens qu'il te glisse entre les doigts, ramène le vers toi en le serrant encore plus fort. Tu vas y arriver hein ? Tu sais, il est déjà tout cabossé, y a tout plein d'égratignures puis il est un peu sec aussi, ça fait longtemps qu'il n'a pas servi alors des fois il se fissure à certains endroits, comme ça, pour rien. Alors ne l'abîme pas, il faut qu'il reste là, entre tes mains. Pour combien de temps ? Je n'en sais rien, le temps que ça durera. Oh bien sûr que tu as le droit de le déposer en cours de route, si il te pèse ou si tu sens qu'il glisse vraiment trop mais même dans ta façon de le déposer fais attention. Ne joue pas au malin avec, il y a des blessures qui ne guérissent jamais n'oublie pas. Des fois il va s'arrêter comme ça, juste pour le plaisir tu dois donner un coup dedans pour qu'il redémarre, mais fais-le doucement, secoue-le c'est mieux, il a juste besoin d'un déclic, une sorte d'électrochoc. Je ne te demande pas de le bercer ni d'illusions, ni au sens propre, tu as le droit d'être dur, il faut que tu sois dur auquel cas, il va s'y habituer et tu vas devoir le subir un peu comme maintenant. Ne crois pas non plus qu'il est beaucoup trop fragile et qu'on doit prendre des pincettes tout le temps, tu sais il a quand même besoin qu'on lui dise les choses cash, il n'est pas en sucre non plus. Tout ce que je te demande c'est d'y faire attention, il est aussi fragile que le tien. »

On tire un trait, on rature,on tourne la page, on la déchire, on la fout au feu et on enterre les cendre loin, très très loin ! ... Tout ça, c'est qu'une putain de grosse arnaque !





# Posté le jeudi 09 octobre 2008 13:22
Modifié le jeudi 16 avril 2009 10:11